Le risque d’une bulle immobilière?
Selon les experts, le marché immobilier au Canada n’est pas en dégringolade, mais il faut rester prudent. Les prix de l’immobilier sont encore à la hausse (même si on prévoit une stagnation en 2011-2012), mais les Canadiens ne sont pas aux prises avec une bulle comme celle qui a éclaté aux États-Unis.
En effet, même si le magazine britannique The Economist affirmait l’automne dernier que le prix des maisons était de 24% plus cher que leur valeur réelle, la majorité des observateurs s’entendent pour dire que le Canada ne vivra pas la même débâcle immobilière que leurs voisins du Sud.
Paul Cardinal, analyste de marché à la FCIQ, explique que compte tenu de la combinaison prix de vente et taux hypothécaire, les propriétés sont plus abordables aujourd’hui qu’elles l’étaient en 1989. La valeur des maisons augmente, certes, mais le taux d’intérêt a considérablement diminué depuis 1989, passant de 12,1% en 1989 à 5,6% en 2009. Et ce sont les taux d’intérêts qui ont le plus d’influence sur les mensualités qui, en bout de ligne, demeurent les mêmes.
Bulle immobilière
Il n’y a donc pas lieu de craindre une bulle, disent les experts, parce qu’au Canada, la hausse du prix des maisons s’explique par l’augmentation des revenus, la faiblesse des taux hypothécaires et la croissance démographique, tandis qu’aux États-Unis, les hausses de prix soudaines étaient plutôt liées à la spéculation. La preuve : au Canada, la proportion de prêts hypothécaires en souffrance est restée assez faible malgré la récession que nous avons traversée, signe que les prix sont en phase avec la capacité de payer des propriétaires.
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Par Jacqueline Dubuc, le 30/03/2011




